Le Conseil de la fédération réitère sa position à l’égard de l’industrie canadienne du phoque

13 mai 2009 – Le 11 mai 2009, le Conseil de la fédération a tenu une conférence téléphonique pour discuter du projet d’interdiction de l’Union européenne visant les produits dérivés du phoque.

Cette discussion s’est tenue à la demande des premiers ministres de Terre-Neuve-et- Labrador et du Nunavut, M. Danny Williams et Mme Eva Aariak.

Le Conseil a exprimé sa ferme objection à l’interdiction projetée par l’Union européenne, laquelle n’est basée sur aucune information factuelle ou scientifique. L’interdiction projetée pourrait être incompatible avec les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et les engagements pris par les leaders du G-20, lors de la rencontre du 2 avril 2009, de ne pas imposer de nouvelles barrières au commerce.

Le Conseil a indiqué qu’il supportait l’engagement pris publiquement par le gouvernement fédéral d’instituer un recours à l’OMC, s’il advenait que l’Union européenne mette en oeuvre l’interdiction proposée. Le Conseil a convenu de travailler avec le gouvernement fédéral pour obtenir que la position de l’Union européenne soit renversée. À défaut de parvenir à une solution acceptable, il a été convenu que cette question sera abordée lors des négociations commerciales globales entre le Canada et l’Union européenne, lesquelles ont débuté le 6 mai 2009.

L’interdiction proposée sur les produits dérivés du phoque en provenance du Canada par l’Union européenne menacerait la viabilité économique de cette industrie canadienne. Il pourrait également entraîner des effets dévastateurs sur la vie de milliers de Canadiens dont les revenus dépendent de la chasse au phoque dans plusieurs communautés rurales et nordiques. L’exemption prévue pour les communautés Inuit du Canada ne permet pas encore la vente commerciale, sur le territoire de l’Union européenne, des peaux récoltées par les Inuits.

Le premier ministre Campbell de la Colombie-Britannique n'a pu participer à la conférence téléphonique en raison des élections.

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