Les premiers ministres des provinces et territoires demeurent résolus à assurer la viabilité des soins de santé et demandent au gouvernement fédéral d’agir en partenaire à part entière

Les premiers ministres des provinces et territoires demeurent résolus à assurer la viabilité des soins de santé et demandent au gouvernement fédéral d’agir en partenaire à part entière

 

SASKATOON (Saskatchewan), 11 juillet 2019 – Les premiers ministres des provinces et des territoires sont déterminés à continuer d’offrir aux Canadiens des soins de santé de grande qualité tout en préservant la viabilité des systèmes de santé pour l’avenir. La santé mentale continue également d’être un domaine prioritaire pour toutes les provinces et tous les territoires, puisque tous les Canadiens sont affectés par les enjeux qui y sont liés.

Viabilité des soins de santé
Les premiers ministres sont déterminés à améliorer la qualité et la viabilité des systèmes de soins de santé au Canada. Les nouvelles technologies, les avancées thérapeutiques et le vieillissement de la population exercent des pressions constantes sur les budgets dédiés aux soins de santé, malgré les efforts déployés pour améliorer la rentabilité et l’efficience des dépenses dans ce domaine. Les provinces et les territoires, qui sont responsables de la prestation de soins de santé aux Canadiens, ont conséquemment moins d’argent à investir dans les salles d’opération, les équipements médicaux, pour l’embauche de professionnels de la santé et dans l’aide aux Canadiens pour leur permettre de demeurer chez eux.

Lorsque l’assurance maladie a été instaurée au Canada, le gouvernement fédéral était un partenaire à part entière. Au fil des ans, la proportion de financement du gouvernement fédéral a toutefois diminué considérablement. Le gouvernement fédéral doit redevenir un partenaire à part entière afin que les Canadiens puissent continuer d’avoir accès à des soins de santé de haute qualité, au moment où ils en ont besoin. Diverses analyses financières, y compris des rapports d’experts indépendants tels que le Bureau du directeur parlementaire du budget, démontrent clairement que le gouvernement fédéral possède la capacité financière requise pour accroître sa part du financement des soins de santé et permettre le retour à un partenariat financier plus équitable avec les provinces et les territoires. Comme point de départ, les premiers ministres demandent au gouvernement fédéral d’accroître son financement du Transfert canadien en matière de santé selon un facteur de progression de 5,2 %, conformément à l’analyse indépendante réalisée par le Conference Board du Canada concernant les pressions financières subies par les provinces et les territoires. Le Conference Board du Canada souligne également que le Transfert canadien en matière de santé ne tient pas compte du vieillissement de la population dans le calcul de ses paiements et que par conséquent, les transferts fédéraux sont insuffisants pour absorber les coûts supplémentaires associés à la population vieillissante au Canada.

Les provinces et les territoires ont mis en place diverses options de prestation de services afin que leurs résidents aient accès rapidement à des services de qualité dans le cadre des systèmes universels de soins de santé au Canada. Les premiers ministres demandent au gouvernement fédéral de respecter les compétences constitutionnelles des provinces et les responsabilités des territoires en matière de santé afin que les provinces et les territoires disposent de la latitude nécessaire pour faire face aux enjeux émergents, tout en s’assurant que le financement du gouvernement fédéral continue de leur être versé. Les premiers ministres reconnaissent également que ce financement doit être réparti de manière équitable et transparente entre les provinces et les territoires, en offrant suffisamment de souplesse pour permettre à ces fonds d’être utilisés en fonction des priorités des diverses régions du Canada.