Les premiers ministres discutent de bâtir un Canada plus fort et plus sécuritaire
HUNTSVILLE, 22 juillet 2025 – Les premiers ministres des provinces et territoires travaillent ensemble à défendre et promouvoir les intérêts canadiens. Dans cette optique, ils entendent renforcer la sécurité nationale, défendre la souveraineté de l’Arctique, soutenir la diversification du commerce, continuer de répondre à l’imposition de droits de douane, permettre la réalisation de projets d’intérêt national, développer des corridors économiques et améliorer la sécurité énergétique.
Gestion des urgences et feux de forêt
Les feux de forêt qui sévissent à différents endroits au Canada sont une priorité de premier plan pour les premiers ministres, lesquels ont exprimé leur solidarité à l’égard de toutes les personnes touchées. Les premiers ministres ont souligné l’importance de la collaboration et du partage des ressources entre les gouvernements afin de se préparer à la fréquence accrue et aux impacts croissants de ces incendies, notamment de la nécessité d’améliorer la planification, la préparation, l’atténuation et le soutien au rétablissement pour divers types de situations d’urgence. Les premiers ministres ont insisté sur la nécessité d’un financement fédéral suffisant et flexible permettant de soutenir les provinces et les territoires pour la planification, la préparation et l’adaptation des communautés ainsi que pour l’atténuation, la réponse et le rétablissement face aux effets des changements climatiques. Les premiers ministres ont pris note de la proposition des chefs de pompiers du Canada de mettre sur pied une Administration nationale des incendies de forêt et en ont demandé à leurs ministres responsables de la gestion des urgences d’examiner cette proposition.
Bâtir le Canada
Les premiers ministres agissent pour bâtir un Canada plus fort et plus sécuritaire en mettant de l’avant des projets d’intérêt national qui permettront de réaliser le plein potentiel de l’économie canadienne.
Il est essentiel pour l’économie du Canada que les grands projets soient réalisés rapidement et de manière responsable. Les premiers ministres ont salué l’engagement du premier ministre fédéral pour que toutes les décisions fédérales à la suite d’une évaluation soient rendues dans un délai de deux ans, et ont souligné que le processus « un projet, une évaluation » doit éliminer les chevauchements et les dédoublements en s’en remettant aux compétences et aux processus des provinces et des territoires. Les processus fédéraux d’approbation de projets doivent aussi tenir compte des difficultés persistantes posées notamment par la Loi sur l’évaluation d’impact et la Loi sur le cabotage, par les audiences de la Commission canadienne de sûreté nucléaire et par Pêches et Océans Canada. Ils ont également convenu que les grands projets doivent être réalisés en consultation avec les peuples autochtones, ce qui comprend des possibilités de partenariat en capital, tout en bénéficiant aux économies de l’ensemble des provinces et des territoires.
Tout en accordant la priorité aux grands projets, le gouvernement fédéral doit aussi travailler avec les provinces et les territoires afin de fournir une nouvelle enveloppe particulière de financement fédéral prévisible, suffisant et flexible pour les infrastructures qui permettra de faire face aux pressions auxquelles les provinces et les territoires sont confrontés en matière d’infrastructure. Un financement plus important est aussi nécessaire pour les logements et pour les infrastructures accessoires. Les premiers ministres demandent au gouvernement fédéral de s’engager à consulter rapidement les provinces et les territoires au sujet de tout programme futur en matière d’infrastructure et de logement.
Les premiers ministres entendent travailler aux côtés du premier ministre fédéral afin de positionner le Canada comme une superpuissance énergétique sur la scène mondiale. Les provinces et les territoires sont en mesure de répondre à la demande croissante, au pays comme à l’international, pour de l’énergie, des minéraux critiques et d’autres ressources produites de manière responsable, en fonction de critères éthiques et de durabilité élevés. Le paysage énergétique du Canada est diversifié et comprend du pétrole et du gaz, du gaz naturel liquéfié, de l’uranium, de l’électricité renouvelable et de l’hydroélectricité, en plus de possibilités émergentes telles que l’énergie éolienne terrestre et maritime, l’hydrogène, les biocarburants, les petits réacteurs modulaires et les grands réacteurs nucléaires ainsi que les minéraux critiques. Le développement de pipelines et de corridors qui pourront acheminer l’énergie, le pétrole et le gaz, l’électricité, les minéraux critiques et d’autres produits vers les marchés au pays et vers les ports reliés à la mer, y compris vers les principaux marchés de l’Asie-Pacifique et de l’Europe, renforcera la sécurité énergétique et stimulera la croissance économique. Ceci doit toutefois être réalisé en garantissant que les provinces et les territoires touchés profiteront directement des retombées économiques et sociales de ces projets, et ce, à la satisfaction des provinces ou des territoires concernés.
C’est aussi une occasion, pour le Canada, de renforcer encore davantage la défense et la souveraineté de l’Arctique, en coordination avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et les partenaires autochtones, qui permettra de combler les lacunes en matière d’infrastructures dans le Nord. Les premiers ministres considèrent tous que les mesures du gouvernement fédéral concernant la sécurité et la souveraineté de l’Arctique doivent être mises en place avec les populations du Nord et les Autochtones, et profiter directement aux communautés où ils vivent. Les premiers ministres continuent d’insister sur les avantages et sur l’importance des infrastructures à double usage dans cette région. Les investissements réalisés pour la sécurité dans l’Arctique assurent la sécurité de tous les Canadiens.
Les premiers ministres ont salué la décision du premier ministre fédéral d’adhérer à l’engagement récent de l’OTAN en matière d’investissements dans la défense, qui prévoit d’allouer 5 p. cent du PIB aux dépenses pour la défense et la sécurité, et son engagement à atteindre 2 p. cent du PIB en dépenses de base dans ce domaine d’ici la fin de l’année. Il s’agit là d’une occasion cruciale d’investir dans les capacités industrielles, dans les ressources naturelles ainsi que dans les infrastructures à double usage au Canada. Les premiers ministres ont identifié des possibilités d’investissements du gouvernement fédéral qui créeront de nouveaux emplois bien rémunérés et contribueront à une industrie de la défense entièrement canadienne.
Relations avec les États-Unis et commerce international
Les premiers ministres sont favorables à une approche « Équipe Canada » pour le développement d’une nouvelle relation économique et de sécurité avec les États-Unis. Ils continuent de demander un retrait des tarifs injustifiés et imprévisibles du gouvernement américain, notamment les droits imposés de longue date sur le bois d’œuvre résineux, les tarifs sur l’automobile et ceux sur l’acier et l’aluminium produits au Canada. Les premiers ministres ont souligné l’importance d’un partenariat économique solide, assorti des avantages mutuels d’un libre-échange entre le Canada et les États-Unis.
Les premiers ministres demandent aussi au gouvernement fédéral d’accorder la priorité aux travaux visant à éliminer les tarifs chinois sur le canola, les pois, le porc et les fruits de mer canadiens et soulignent l’importance cruciale d’un dialogue continu et régulier avec la Chine afin d’améliorer la relation commerciale globale avec ce pays.
En vue de garantir qu’aucune région du pays ne soit affectée de manière disproportionnée par les réponses du gouvernement fédéral aux tarifs américains, et que les travailleurs et entreprises touchés obtiennent un soutien fédéral approprié et immédiat, les premiers ministres pressent le gouvernement fédéral de s’engager concrètement et de travailler avec les provinces et les territoires à la mise sur pied des mesures de soutien fédérales. Il est notamment nécessaire de s’assurer que les droits perçus ou à percevoir par le gouvernement fédéral sont redistribués aux travailleurs et aux industries touchés par les différends commerciaux en cours ou à venir.
Les premiers ministres demeurent résolus à agir dans leur province ou leur territoire et à travailler aux côtés du gouvernement fédéral à appuyer la défense des intérêts du Canada auprès des dirigeants et des responsables américains. Ils demandent au gouvernement fédéral d’être un partenaire à part entière, autant lors de l’examen à venir de l’ACEUM que dans le cadre des négociations économiques et sécuritaires, et de les consulter sur toute autre possibilité de dialogue aux États-Unis.
Pour assurer la résilience économique du Canada, les premiers ministres agissent afin de diversifier l’économie ainsi qu’étendre et élargir les relations commerciales. Les premiers ministres ont discuté des possibilités d’expansion du commerce, notamment avec la région indopacifique, le Royaume-Uni et l’Union européenne. Le gouvernement fédéral doit veiller à ce que les provinces et les territoires puissent participer à ces efforts afin que leurs intérêts et leurs priorités, y compris leur compétence sur les ressources naturelles, la protection de leur spécificité culturelle et la sauvegarde de la gestion de l’offre dans le secteur agricole, soient pleinement représentés dans les négociations commerciales actuelles ou futures.
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Grace Lee
Directrice des relations de presse
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